Orange ouvrira son réseau 5G dans 15 villes dès le 3 décembre. Stéphane Richard a indiqué également aux Echos que 150 communes supplémentaires seront couvertes d’ici fin 2020.

[MAJ : Orange a publié la liste des premières communes couvertes en 5G d’ici fin 2020]

Ce mercredi 25 novembre, l‘opérateur historique a annoncé le lancement de son réseau 5G le 3 décembre 2020 dans 15 villes de France. Elles représentent au total 10% de la population française. La liste complète n’a pas encore été dévoilée mais les villes de Nice, Angers, Marseille, Le Mans et Clermont Ferrand ont été citées. Orange promet une couverture 5G d’au moins 80% pour chacune d’entre elles.

Ainsi, à partir de cette date du 3 décembre, les habitants des « villes 5G » équipés d’un smartphone compatible (les derniers iPhone par exemple) et abonnés aux offres 5G d’Orange pourront profiter du nouveau réseau mobile.

Lors d’une interview accordée aux Echos, le PDG d’Orange a précisé que d’ici cette fin d’année 150 communes supplémentaires seront couvertes en 5G. À cette échéance, toutes les antennes mobiles d’Orange en France, soit plus de 25 000, proposeront également de la 4G.

Ce déploiement se fait dans un certain climat de défiance mais l’opérateur a tenu à rappeler que cela se fera « de manière progressive et dans un dialogue constructif avec l’ensemble des collectivités locales, en parallèle de nos efforts pour élargir la couverture du territoire français en 4G ».

Stéphane Richard a affirmé que « Orange ne passera pas en force la 5G » dans les villes ayant voté un moratoire sur la 5G comme Lille ou Grenoble. À Paris où une concertation citoyenne a été engagée, « il n’y aura pas de déploiement de nouvelles antennes 5G Orange, tant que cette démarche n’est pas achevée » a assuré le PDG.

Pour déployer sa 5G, Orange se reposera sur la bande de fréquences 3,4 – 3,8 GHz dont les blocs ont été récemment acquis par les quatre opérateurs. Orange est celui ayant obtenu la quantité la plus élevée de fréquences (90 MHz au total), pour un montant de 854 millions d’euros. L’ARCEP a donné le 18 novembre l’autorisation aux opérateurs d’utiliser ces fréquences pour la 5G. Il reste toutefois des procédures administratives à finaliser pour les opérateurs, dont notamment des demandes d’autorisations techniques auprès de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences).

Selon Orange, cette nouvelle bande 3,4 – 3,8 GHz  est « la seule qui permet de faire de la vraie 5G ». En effet, certains opérateurs concurrents ont décidé de basculer une partie de leurs fréquences 4G en 5G. Ce choix a l’avantage d’offrir un déploiement rapide de la 5G, mais il ne permet cependant pas de fournir un débit très supérieur à celui de la 4G. Cela pourrait même dégrader la qualité de service de la 4G.

« Si certains veulent en arriver là pour dire ‘j’ai allumé la 5G dans toutes les villes’, chez Orange, ce n’est pas notre choix. Nous souhaitons agir en responsabilité et nous ne participerons pas à cette ‘guéguerre’ de communication » a déclaré Stéphane Richard.

Ainsi, avec la bande 3,4 – 3,8 GHz, l’opérateur historique promet des débits « jusqu’à 3 à 4 fois plus rapides que la 4G ». Orange reconnait cependant que la bascule de fréquences 4G en 5G peut être un complément à la bande 3,4 – 3,8 GHz pour un bon maillage du territoire. La qualité de service reste toutefois privilégiée par l’opérateur.

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