Stéphane Richard annonce l’ouverture du réseau 5G d’Orange dès le 18 novembre. Les clients ayant souscrit à une offre mobile compatible et équipés d’un terminal 5G pourront profiter très prochainement du nouveau réseau.

Le 20 octobre 2020 s’est déroulée la phase d’enchère de positionnement des fréquences 5G sur la bande 3,4 – 3,8 GHz. Cette dernière étape d’attribution des fréquences aux opérateurs se suivra alors de la délivrance des autorisation d’utilisation par l’ARCEP le 18 novembre 2020. 

Invité de BFM Business, le PDG d’Orange a donc annoncé que les clients Orange ayant souscrit aux offres mobiles compatibles 5G lancées récemment pourront profiter du nouveau réseau mobile dès cette date du 18 novembre. Ils devront évidemment être équipés d’un smartphone compatible (les derniers iPhone par exemple) et être couvert par une antenne 5G. 

Aujourd’hui en France, tous opérateurs confondus, on comptabilise environ 500 sites 5G. Orange en disposait de 370 au 1er octobre 2020 selon les chiffres de l’ANFR. Ces sites avaient été déployés et exploités à des fins d’expérimentations mais ils seront évidemment utilisés par les opérateurs très prochainement pour proposer à leurs clients un service 5G. 

Stéphane Richard a expliqué que pour le moment, il n’y aura pas de nouveaux sites mobiles de construits mais que ce sont les antennes 4G qui seront équipées pour proposer de la 5G. 

Le PDG d’Orange est ensuite revenu le sujet de l’adoption des offres 5G par les clients. Comme évoqué précédemment, l’opérateur propose en effet déjà des offres mobile compatibles 5G. Cependant, « ça ne va certainement pas atteindre des gros volumes cet hiver. Pas forcément pour des raisons économiques mais parce que le réseau sera peu développé » a expliqué S. Richard. « Si vous voulez acheter un produit dont vous n’avez pas une grande disponibilité ce n’est pas forcément très attractif ». 

Il faudra surtout attendre le second semestre 2021 pour voir un engouement plus fort envers la 5G selon le PDG. En plus de cette question de la disponibilité du réseau, il y a aussi la question des terminaux. Les consommateurs vont devoir s’équiper en smartphone 5G, ce qui risque donc aussi de « retarder » un peu l’adoption de cette nouvelle technologie. 

Concernant la possible augmentation des tarifs des offres mobiles avec l’arrivée de la 5G, Stéphane Richard a expliqué « La 5G est un nouveau service, une nouvelle technologie. ça va permettre de nouveaux usages. Elle sera vendue au bon prix. Et tous les opérateurs sont là pour assurer la vitalité de la concurrence. On cherchera tous à séduire le consommateur avec nos offres 5G. Il y aura des augmentations de prix, certainement, à partir du moment où on propose plus de contenus ». Concrètement, les offres 5G seront plus onéreuses que les offres 4G mais en raison notamment d’une enveloppe data plus importante. 

Rappelons en effet que les offres compatibles 5G commercialisées par Orange incluent par exemple 70Go, 100Go, 150Go ou même encore une enveloppe illimitée. 

S. Richard a tenu à rappeler qu’en France, la concurrence entre opérateurs et très forte et que les prix sont très bas, parmi les plus bas dans le monde développé.

Pour finir, le PDG est revenu sur la possible mutualisation sur la 5G avec Free. « Il n’y a pas de discussions aujourd’hui. D’abord, on avait pas le droit d’ouvrir les discussions tant qu’on était en procédure d’enchères ». 

Cependant, il a ajouté : « Je n’ai pas caché le fait que ça faisait partie des options pour nous, Orange, de discuter avec Free d’un éventuel accord de partage de réseau. » Notons d’ailleurs que le positionnement des fréquences 5G de Free et Orange faciliterait une mutualisation entre les deux opérateurs. En effet, l’opérateur de Xavier Niel est le seul à avoir enchéri lors de la phase de positionnement 5G et il se retrouve désormais juste à côté d’Orange.

« Tout ça est compliqué. Il faut en définir les conditions. On y pose une condition : garder un avantage sur la compétition en matière de qualité de réseau pour nos clients » a enfin ajouté Stéphane Richard.

Une telle mutualisation permettrait aux deux opérateurs de partager l’investissement financier et de proposer rapidement une meilleure couverture 5G à la population, notamment dans les zones peu denses. 

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