Orange participe au projet Gouvernemental StopCovid visant à mettre à disposition des autorités de santé françaises un outil numérique complémentaire d’aide à la gestion de la crise sanitaire contre le Covid-19.

Face à la pandémie de Covid-19, le gouvernement réfléchit en effet à utiliser une application de « contact tracing ». Celle-ci serait utilisée sur la base du volontariat et de l’anonymat et permettrait de savoir si l’on s’est retrouvé en contact avec une personne contaminée.

Le pilotage opérationnel du projet StopCovid a été confié à l’Inria (institut national de recherche en sciences et technologies du numérique) et plusieurs organisations privées et publiques participent déjà, à titre gracieux, au développement de l’application :

  • Inria : coordination et protocole de transmission, privacy-by-design
  • ANSSI : cybersécurité
  • Capgemini : architecture et développement back-end
  • Dassault Systèmes : infrastructure souveraine de données qualifiée SecNumCloud
  • Inserm : modèles de santé
  • Lunabee Studio : développement des applications mobiles
  • Orange : diffusion de l’application et interopérabilité
  • Santé Publique France : insertion et articulation de l’application dans la stratégie globale de détection   et suivi des contacts (« contact tracing »)
  • Withings : objets connectés

Aux côtés de ces organisations, l’ensemble de l’écosystème de recherche, d’innovation et d’entreprises est mobilisé. Ouvert, il rassemble des organisations ou personnes physiques, qui ont manifesté leur volonté de participer au projet, par des contributions spontanées ou en réponse à des sollicitations.

Au 25 avril, cet écosystème des contributeurs de StopCovid était constitué de :

  • A titre individuel : Frédéric Arnoux, Sylvain Chaillou, Thomas Chappuis, Benjamin Duban, Gabriel Hubert, Jules Leclerc, Daniel Marhély
  • En tant qu’organisation : AADIS, ACCENTURE/OCTO, ATOS, BERTIN, BforCure, Bloom, Coalition Networks, C4DIAGNOSTIC, Enalees, Intersec, LIFEN, NamR, SEMEIA, SIA PARTNERS, SOPRA STERIA, THALES

Au niveau européen, le projet est également mené en liens étroits avec les équipes nationales développant des applications similaires en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne ou encore en Norvège, sur la base d’approches comparables et garantissant l’interopérabilité.

Mené sous la supervision de l’Etat et en interaction régulière avec les autorités de contrôle indépendantes, notamment la CNIL, StopCovid repose sur cinq fondements :

  1. L’inscription de l’application StopCovid dans la stratégie globale de gestion de la crise sanitaire et de suivi épidémiologique. StopCovid est une brique complémentaire qui fournit aux acteurs de la santé publique un outil d’aide à la décision pour la phase de déconfinement.
  2. Le strict respect du cadre de protection des données et de la vie privée au niveau national et européen, tel que défini notamment par la loi française et le RGPD ainsi que la boîte à outils récemment définie par la commission européenne sur les applications de suivi de proximité.
  3. La transparence, qui passe notamment par la diffusion, sous une licence open source, des travaux spécifiques menés dans le cadre du projet. Ceci afin d’apporter toutes les garanties en matière de contrôles par la société : transparence des algorithmes, code ouvert, interopérabilité, auditabilité, sécurité et réversibilité des solutions. Ainsi, cette solution pourrait proposer des briques de base exploitables par tous les pays qui le souhaiteraient.
  4. Le respect des principes de souveraineté numérique du système de santé publique : maîtrise des choix de santé par la société française et européenne, protection et structuration du patrimoine des données de santé pour guider la réponse à l’épidémie et accélérer la recherche médicale.
  5. Le caractère temporaire du projet, dont la durée de vie correspondra, s’il est déployé, à la durée de gestion de l’épidémie de Covid-19.

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