5G : les enchères retardées à cause du Coronavirus. Dans le journal des Echos, le gendarme des télécoms a indiqué ne pas pouvoir maintenir les enchères financières prévues pour mi-avril en raison de l’épidémie actuelle.

[MAJ 18/03/2020] Le Président de l’ARCEP, Sébastien SORIANO, a réagi sur Twitter aux déclarations faites dans les Echos. Il a indiqué que « aucun report n’est acté pour le moment. Le Collège de l’ARCEP va étudier l’impact du COVID-19 avec les opérateurs, en lien avec le gouvernement. Si un nouveau calendrier devait être défini, cela sera indiqué en temps utile. »

Fin février, l’ARCEP avait indiqué avoir reçu les dossiers des quatre opérateurs français participant à la procédure d’attribution des fréquences 5G de la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz en France métropolitaine. Après cela, le gendarme des télécoms devait les étudier afin de s’assurer de leur conformité. Sauf surprise, les quatre opérateurs devaient donc se voir attribuer un bloc de 50 MHz chacun. 

Ensuite, la deuxième partie de la procédure reposant sur des enchères financières et permettant d’attribuer le reste du spectre, c’est-à-dire 110 MHz (par bloc de 10MHz), était prévue pour mi-avril. L’objectif était de pouvoir délivrer les autorisations d’utilisation au plus tard en juin 2020 pour un lancement commercial à partir de l’été. 

Cependant, le calendrier risque d’être bouleversé puisque selon les informations des Echos, cette deuxième partie des enchères va devoir être reportée en raison de l’épidémie de Coronavirus. Le lancement commercial de la 5G en France risque donc aussi d’être retardé. L’ARCEP a expliqué « étudier différents scénarios de reports pour être prêts le moment venu. Mais compte tenu des mesures de confinement actuelles, nous ne saurons pas les organiser mi-avril ».

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