Orange programme la fin du téléphone fixe : l’opérateur vient d’annoncer la fin de la commercialisation de ses offres de téléphonie fixe historique basées sur le RTC (Réseau Téléphonique Commuté) pour le mois de novembre 2018. D’ici 2023, le RTC sera coupé par « plaque ».

En effet, l’opérateur historique vient d’annoncer qu’il va mettre progressivement fin au téléphone fixe historique basé sur le RTC. Il y a 139 ans, le premier réseau téléphonique parisien était créé. Même si le téléphone fixe est de plus en plus délaissé au profit du smartphone, le réseau historique compte encore 9.4 millions d’abonnés. Mais les équipements de ce réseau, notamment les commutateurs, vieillissent et l’opérateur a de plus en plus de mal à se fournir en pièces de rechange.

Dès le mois de novembre, Orange ne commercialisera donc plus d’offres de téléphone fixe « classique ». Les nouveaux clients ou ceux qui déménagement devront obligatoirement souscrire à une offre internet, incluant le téléphone fixe par VoIP (Voice Over IP). Depuis le mois de février, l’opérateur a mené des tests dans 14 communes du Finistère en proposant aux clients souhaitant ouvrir une ligne fixe, uniquement des offres internet. Orange a indiqué que les tests étaient concluants, aucune réticence ni inquiétude sur l’installation n’a été relevée.

Puis, en 2023, l’opérateur commencera à couper le réseau par plaque, c’est-à-dire par groupe de communes. Les clients devront alors migrer vers une offre avec box internet, sans quoi ils ne pourront plus téléphoner. Laurent Benatar, directeur du Système d’information chez Orange, qui souhaite rassurer les clients a déclaré que des offres simplifiées seront proposées aux personnes âgées.

Pour Bernard Dupré, président de l’Association française des utilisateurs des télécommunications (Afutt), l’extinction de ce réseau est également une opportunité à saisir pour apporter à tous « internet à haut débit à bas prix ». En revanche, pour les entreprises, qui utilisent encore beaucoup le RTC pour le Fax, les systèmes d’alarme, ou encore les terminaux de paiement, la migration risque d’occasionner d’importants investissements.